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	<title>S&#233;bastien Rongier (Fragments)</title>
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		<title>S&#233;bastien Rongier (Fragments)</title>
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		<title>L'audace, ou l'impossible remake d'Irma Vep d'Olivier Assayas </title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Berthet, Dominique</dc:subject>
		<dc:subject>Assayas, Olivier</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Recherches en Esth&#233;tique, &#171; L'audace &#187;, num&#233;ro 8, octobre 2002&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_865 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L362xH517/l_audace_ree_-_copie-e2539.jpg?1750922267' width='362' height='517' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est le fruit d'une r&#233;flexion qui germe en 2002 : une analyse critique du remake sous couvert d'une red&#233;finition de l'ironie. C'est aussi le r&#233;sultat d'une double rencontre, celle d'Olivier Assayas que je rencontrai quelques fois pr&#232;s de chez lui, et celle de Dominique Berthet qui me propose de collaborer &#224; sa revue. Une rencontre qui se prolonge une bonne vingtaine d'ann&#233;es apr&#232;s ce premier rendez-vous. Voici le texte tel qu'il a paru, sans ajout ni modifications. Je n'&#233;crirai sans doute pas le texte ainsi aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'audace, un enjeu esth&#233;tique de l'ironie &lt;br/&gt; Ou l'impossible remake d'&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Irma Vep&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; La relation entre l'art et la soci&#233;t&#233; s'est fond&#233;e dans la modernit&#233; sur un principe du subversion, une forme frontale et radicale d'opposition bas&#233;e sur l'espoir r&#233;troactif d'instaurer un nouveau mod&#232;le, une nouvelle loi. Cette tradition de la rupture semble aujourd'hui avoir v&#233;cu, pleinement et richement. Le cin&#233;ma contemporain, travers&#233; d'exp&#233;riences diverses, trouve encore, au-del&#224; des enjeux &#233;conomiques de plus en plus pr&#233;gnants, un espace qui contrarie les formes traditionnelles. Mais aucune ne f&#233;d&#232;re une &#233;cole, un courant. Il faut donc traverser l'imagerie subversive pour trouver des &#339;uvres qui interrogent leur propre forme, des films qui posent les enjeux id&#233;ologiques de leur mat&#233;riau. L&#224; est l'audace : poser des questions, interroger l'esth&#233;tique, induire dans l'espace de cr&#233;ation une d&#233;marche critique. &lt;i&gt;Irma Vep&lt;/i&gt; d'Olivier Assayas, r&#233;alis&#233; en 1996, est l'exp&#233;rience cin&#233;matographique de cette nouvelle formulation critique.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Confront&#233; au mod&#232;le r&#233;cup&#233;rateur et neutralisant de l'industrie culturelle, l'art est n&#233;cessairement contraint de repenser ses propres formes audacieuses. Car si le &lt;i&gt;Vocabulaire d'esth&#233;tique&lt;/i&gt; d'Etienne Souriau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Vocabulaire d'esth&#233;tique, Etienne Souriau, publi&#233; sous la direction d'Anne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; met l'accent sur l'aspect risqu&#233; et dangereux de l'audace dans la confrontation de l'&#339;uvre au monde social, cet ouvrage ne rend pas compte dans sa d&#233;finition de l'audace des transformations de ces m&#234;mes normes. En effet, la normalisation est aujourd'hui faussement ouverte et toujours inscrite dans une d&#233;sublimation r&#233;pressive&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;c'est-&#224;-dire, selon l'analyse de Marcuse, la r&#233;pression de toute forme de r&#233;sistance par la distraction offerte par l'industrialisation des productions culturelles.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; C'est pourquoi l'audace ne peut plus &#234;tre port&#233;e esth&#233;tiquement par une avant-garde, immanquablement rattrap&#233;e par les m&#233;canismes englobant de la soci&#233;t&#233; marchande. L'audace doit donc prendre des chemins de traverses peut-&#234;tre moins glorieux et visibles mais pourtant tout aussi efficaces qu'interrogeant. Ainsi, en passant d'une tradition subversive &#224; une d&#233;marche transversale de d&#233;placement et d'&#233;cart, on peut poursuivre l'interrogation du mat&#233;riau dans son environnement id&#233;ologique et social. Par l'immanence de l'&#233;cart, on interroge et bouleverse les formes de l'autorit&#233; et les principes de normalisation. &#201;cart et d&#233;placement offrent ici la voie d'une th&#233;orisation de l'ironie comme processus de l'apr&#232;s-coup posant le sens non plus dans une totalit&#233;, une synth&#232;se, mais dans la tension de son &#233;v&#233;nement. En refusant les cadres r&#233;conciliateurs d'une id&#233;alit&#233;, l'espace ironique devient un processus interrogeant les enjeux du sens en captant son incertitude tout en l'exp&#233;rimentant comme action critique. En d&#233;bordant la convention par l'exploration de ses limites et de ses marges, l'ironie propose une esth&#233;tique de la modernit&#233; reposant sur une pens&#233;e pr&#233;caire c'est-&#224;-dire une pens&#233;e de l'inconciliation ne se fondant plus dans l'affirmation positive d'une syst&#233;matique mais sur une forme de vacillement. Ce vacillement, son audace, est l'exercice de la pens&#233;e contre les certitudes r&#233;ifi&#233;es du go&#251;t.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Cette nouvelle pr&#233;carit&#233; de la conscience moderne engage une d&#233;marche critique au sein m&#234;me de ses propres formes et interroge les m&#233;canismes de normalisation. Si l'art contemporain a su confronter pleinement ses propres d&#233;marches aux formes de repr&#233;sentations cin&#233;matographiques en pensant une image dans une exp&#233;rience in&#233;dite&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les r&#233;ussites sont ici l&#233;gions de Pierre Huyghe &#224; Douglas Gordon en passant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le cin&#233;ma est lui-m&#234;me capable d'interroger ses propres formes.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le remake au cin&#233;ma est aujourd'hui une tendance incontournable. Si elle n'est pas r&#233;cente, elle est pourtant le signe tangible des m&#233;canismes qui peuvent menacer la valeur artistique du cin&#233;ma en le r&#233;duisant &#224; un produit de loisirs de la soci&#233;t&#233; de consommation. C'est aujourd'hui dans le refus des pratiques ludiques comme valeurs dominantes, ou des activit&#233;s relativistes organis&#233;es autour de la seule satisfaction d&#233;sint&#233;ress&#233;e que le cin&#233;ma et une pens&#233;e critique poursuivront leur existence comme forme de r&#233;sistance. Si elle n'est pas directement subversive, cette r&#233;sistance est la forme d'audace active qui reste &#224; l'art et &#224; la pens&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Jean-Fran&#231;ois Lyotard dans &lt;i&gt;l'acin&#233;ma&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lyotard, Jean-Fran&#231;ois, L'acin&#233;ma, in Cin&#233;ma : th&#233;orie, lectures, textes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; d&#233;non&#231;ait le verrou de la mise en sc&#232;ne comme forme normalisatrice qui annulait toute esp&#232;ce de d&#233;bordement pour contenter la loi &#233;conomique de l'entreprise cin&#233;matographique. Plus g&#233;n&#233;ralement, il d&#233;non&#231;ait la forme cin&#233;matographique de &#034;normalisation libidinale&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, page 364.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; comme reposant sur la seule &#034;loi de la valeur&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, page 358.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, rendant alors impossible tout cin&#233;ma entendu comme &#233;v&#233;nement artistique. On trouve dans le remake un exemple particuli&#232;rement significatif de cette normalisation comme un &#034;m&#234;me&#034; interdisant finalement toute diff&#233;rence, tout d&#233;bordement propre &#224; la cr&#233;ation. La r&#233;p&#233;tition normative du remake interdit toute ouverture &#224; l'&#339;uvre et reste une forme cliv&#233;e, enferm&#233;e dans sa seule valeur marchande. S'il fallait d&#233;finir d'une mani&#232;re brutale le remake, on pourrait d'abord le penser comme un dispositif &#233;conomique et id&#233;ologique. Il s'agit essentiellement d'adapter une r&#233;ussite cin&#233;matographique ant&#233;rieure &#224; une g&#233;n&#233;ration nouvelle, en adaptant l'&#339;uvre pass&#233;e aux codes de l'actualit&#233;. C'est cette standardisation de la production marchandisante &#8212;interdisant finalement toute &#233;ducation cin&#233;philique&#8212; qui neutralise la d&#233;marche artistique au profit d'un produit de consommation, comme le prouve, par exemple, &lt;i&gt;Planet of The Apes&lt;/i&gt; (2001) de Tim Burton. Mais c'est quand un artiste cherche, dans le remake, &#224; d&#233;gager des enjeux esth&#233;tiques propres au mat&#233;riau cin&#233;matographique que l'on peut quitter la forme r&#233;ifiante du remake. C'est justement tout l'enjeu d'&lt;i&gt;Irma Vep&lt;/i&gt; d'Olivier Assayas.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Comme le souligne Jean-Fran&#231;ois Rauger, le remake am&#233;ricain (car le remake est essentiellement am&#233;ricain) est une v&#233;ritable &#034;programmation du regard&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rauger, Jean-Fran&#231;ois, Remakes am&#233;ricains, in Pour un cin&#233;ma compar&#233;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui tire le film vers cet objet de consommation adapt&#233; &#224; un public, &#224; une id&#233;ologie dominante, &#224; un cahier des charges &#233;conomique, ou m&#234;me l'attente d'effets sp&#233;ciaux ou de pyrotechnique. Ce recyclage qui formate est celui de l'industrie culturelle et de ses m&#233;canismes de neutralisation tels qu' Adorno et Horkheimer les ont d&#233;finis et &#233;tudi&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Constatant que le capitalisme instaure un syst&#232;me de ressemblance en vue d'une uniformisation de la soci&#233;t&#233;, Horkheimer et Adorno soulignent ensuite que le &#8220;&lt;i&gt;business &lt;/i&gt; : [ ]est l&#224; leur v&#233;rit&#233; et leur id&#233;ologie&#8221;. Ils avancent l'id&#233;e que l'industrie culturelle fonctionne par formule et se sert de la technologie comme facteur de standardisation, par l'augmentation de la production de masse. Soulignant encore que l'amusement devient le lieu d'adaptation &#224; l'automatisation du travail par une autre forme de standardisation, les auteurs montrent que &#8220; [dans] le capitalisme avanc&#233;, l'amusement est le prolongement du travail &#8221;. Mais &#8220;[la] lib&#233;ration promise par l'amusement est la lib&#233;ration du penser en tant que n&#233;gation&#8221; c'est-&#224;-dire la n&#233;gation totale de tout jugement critique au profit des valeurs standardis&#233;es et r&#233;pressives de l'industrie culturelle ; c'est cette magie (son illusion v&#233;hicul&#233;e par l'industrie culturelle c'est-&#224;-dire l'id&#233;ologie du lib&#233;ralisme) que les auteurs appellent &#8220;une forme d'impuissance&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Horkheimer, Max et Adorno, Th&#233;odor W., La dialectique de la raison, Traduit (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;i&gt;Irma Vep&lt;/i&gt; d'Olivier Assayas traite de cette forme d'impuissance comme prolongement des m&#233;canismes &#233;conomiques neutralisants et envisage a contrario l'audace de la cr&#233;ation. Le r&#233;alisateur Ren&#233; Vidal (interpr&#233;t&#233; par Jean-Pierre L&#233;aud) est charg&#233; du remake d'un &#233;pisode des &lt;i&gt;Vampires&lt;/i&gt; de Louis Feuillade. Il choisit la com&#233;dienne hong-kongaise Maggie Cheung pour interpr&#233;ter le r&#244;le d'Irma Vep (interpr&#233;t&#233;e dans la version originale par la troublante Musidora). Le film d'Assayas explore cette rencontre (celle d'un personnage, d'une alt&#233;rit&#233;, d'un tournage) et met en forme les enjeux esth&#233;tiques et id&#233;ologiques de ce projet. L'&#233;chec du projet de Vidal n'est qu'apparent. Ce qui &#233;choue, c'est moins la possibilit&#233; de faire un film que de refaire &lt;i&gt;Les Vampires&lt;/i&gt;. Comprenant qu'il ne peut rien refaire, Vidal essaye de faire autre chose. Ce cr&#233;ateur ne veut pas &#234;tre dans la r&#233;p&#233;tition mais dans l'instauration de la diff&#233;rence au c&#339;ur m&#234;me de ce qui se r&#233;p&#232;te. En ce sens le choix de Maggie, le choix de cette com&#233;dienne asiatique (si incompr&#233;hensible &#224; Murano, r&#233;alisateur qui reprendra le projet du remake apr&#232;s l'abandon de Vidal) n'est pas l'aboutissement de cette diff&#233;rence mais seulement l'instauration d'une vibration, celle de la n&#233;cessaire diff&#233;rence. Ce film &#8220;moderne&#8221; que veut Vidal ne peut se contenter de cette pr&#233;sence. Elle n'est qu'une &#233;tape instauratrice. Au del&#224; du caract&#232;re symbolique de la com&#233;dienne, c'est la mati&#232;re m&#234;me du cin&#233;matographique qui est enjeu de diff&#233;rence. Ce retrait, ce renoncement, cette forme de dessaisissement et de vidage qui occupe le film sont les termes du processus ironique. L'ironie ici n'est pas une apparence, un &#233;cran qui r&#233;serve (se r&#233;serve) mais est ce qui se noue dans le para&#238;tre (ce qui appara&#238;t). L'ironie occupe les voies lat&#233;rales de cette apparition&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'image n'est pas un objet, mais un &#171; processus &#187;. &#187; Deleuze, Gilles, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est ce qui est &#8220;&#224; l'&#339;uvre&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La modernit&#233;, pr&#233;cis&#233;ment, est d'embl&#233;e &#224; l'&#339;uvre. &#187; Lauxerois, Jean, De (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dans l'art. Ceci permet de comprendre la col&#232;re de Vidal lors du visionnage des rushs lorsqu'il constate l'&#233;chec de la reduplication. C'est le signe tangible du constat solitaire de l'insatisfaction, l'entr&#233;e dans la pr&#233;carit&#233; de la pens&#233;e, cette distance moderne qui ouvre les voies de l'ironie et permettra &#224; Vidal de faire autre chose. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; En somme, le travail du r&#233;alisateur (Vidal) est de retrouver la part de ce simulacre essentiel et vain&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit ici de se demander si nous ne pourrions pas trouver dans Irma Vep (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qu'est l'art. C'est la raison pour laquelle il refuse d'entrer dans le &lt;i&gt;remake&lt;/i&gt; c'est-&#224;-dire d'&#234;tre l'agent de cette mise en ordre du mouvement dont parle Lyotard. Contre l'&#8220;incessante organisation des mouvements&#8221; Vidal choisit la &#8220;disconvenance&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lyotard, Ibid, p.358.&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, tout comme Assayas choisit l'intensit&#233; esth&#233;tique du trembl&#233;, du mal cadr&#233;, de la rapidit&#233;, de l'elliptique. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;i&gt;Irma Vep &lt;/i&gt;est un film qui ne fait pas retour mais qui se constitue sur l'exploration d'une fracture. Il brise en dedans l'ordre cin&#233;matographique pour une forme de disconvenance critique. Contre le travail r&#233;pressif de la mise en sc&#232;ne, d&#233;velopp&#233;e par Lyotard et induite dans le remake, &lt;i&gt;Irma Vep&lt;/i&gt; instaure un d&#233;sordre dans son moment formel (la derni&#232;re s&#233;quence). Le travail du metteur en sc&#232;ne (Vidal comme Assayas) est donc de &#8220;faire du cin&#233;ma&#8221; et non de &#8220;faire une histoire&#8221; (en faire toute une histoire). Il s'agit pour lui de rester vigilant devant le travail r&#233;pressif de la mise en sc&#232;ne. C'est donc au-dedans de l'image qu'il nourrira son &#233;cart, dans le travail (solitaire) du montage. C'est l&#224; qu'il r&#233;ussira &#224; &#339;uvrer, &#224; peupler les images du d&#233;sordre de l'&#339;uvre. Ce qui est mont&#233;, puis montr&#233;, ce n'est pas l'impossibilit&#233; de l'&#339;uvre. L'&#339;uvre d&#233;borde toujours sa propre impossibilit&#233;. Ie film de Vidal est ce d&#233;bordement critique : il met en jeu le sens et les conditions du faire cin&#233;matographique. C'est l&#224; le paradoxe auquel Vidal se confronte : lui veut faire, d'autres lui demandent de re-faire. Vidal est lui-m&#234;me dans l'alt&#233;rit&#233;, dans l'&#233;cart du syst&#232;me qui le rejettera mais dont il se servira pour asseoir une &#339;uvre, si ind&#233;cidable soit-elle. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Quitter la r&#233;p&#233;tition, c'est envisager ce concept de r&#233;p&#233;tition &#224; la lumi&#232;re de Lyotard dans &lt;i&gt;l'acin&#233;ma&lt;/i&gt;. La r&#233;p&#233;tition y d&#233;signe la caract&#233;ristique fondamentale du capitalisme, le &#8220;revenu&#8221; qui impose le retour au m&#234;me afin de discipliner le mouvement et le contraint &#224; l'unit&#233; normative d'un syst&#232;me&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La mise en ordre, selon lyotard consiste &#171; &#224; disposer la mati&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Par ailleurs, le syst&#232;me se prot&#232;ge de toute &#8220;dissonance&#8221; en r&#233;sorbant le &#8220;divers dans l'unit&#233;&#8221;, en soumettant l'alt&#233;rit&#233; &#224; &#8220;la loi du retour&#8221;, cette loi renvoyant la disconvenance au mot d'ordre du mouvement, &#224; un simple &#8220;d&#233;tour&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p.361.&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette r&#233;p&#233;tition est celle du remake. Or Vidal s'inscrira d'une mani&#232;re radicale dans la mise en d&#233;sordre de cette notion.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Si la citation permet d'op&#233;rer un lien disjonctif, ouvrant sur l'&#233;cart &#339;uvrant, le remake s'inscrit dans une r&#233;duction au m&#234;me de l'acte cin&#233;matographique. Pourquoi re-faire Feuillade alors que Vidal a toujours entendu &#8220;faire&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On se souviendra qu'au-del&#224; de la notion &#233;tymologique latine (facere), (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; du cin&#233;ma. Pour Jean-Fran&#231;ois Rauger, il y a deux motivations contradictoires dans le remake : d'un c&#244;t&#233; le &#8220;vouloir-d&#233;faire&#8221; c'est-&#224;-dire critiquer le mod&#232;le et r&#233;v&#233;ler ce qu'il cachait, et de l'autre c&#244;t&#233; le &#8220;vouloir-refaire&#8221; &#233;voqu&#233; comme &#8220;le plaisir enfantin de la r&#233;p&#233;tition&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p.241.&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce plaisir n'est pas une relecture mais identifie plut&#244;t le remake au fait de &#8220;revoir un film&#8221;. L'identification parfaite du remake au mod&#232;le devient alors &#8220;un nouvel acte de consommation&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p.241.&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En terme lyotardien, on pourrait dire ici que le remake n'est que le retour du revenu pour poursuivre la reproduction du m&#234;me (&#8220;la loi du retour&#8221;), bref &#8220;l'organisation cyclique du capital&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lyotard, L'acin&#233;ma, Art. cit., p.362.&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#233;galement envisag&#233;e par Rauger. Ces remarques renvoient &#224; une autre analyse de Jean-Fran&#231;ois Lyotard. Dans &lt;i&gt;R&#233;&#233;crire la modernit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lyotard, Jean-Fran&#231;ois, L'inhumain , causerie sur le temps, Paris, Galil&#233;e, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &lt;/i&gt; le philosophe interroge la modernit&#233;, le sens de ce &lt;i&gt;&#233;crire-r&#233;-&#233;crire&lt;/i&gt; afin de, une fois de plus, critiquer le postmoderne. Pour cela, il fait appel &#224; la distinction freudienne du r&#233;p&#233;tition-rem&#233;moration-perlaboration et s'attache plus particuli&#232;rement au processus analytique de la perlaboration qu'il transforme peu ou prou en concept esth&#233;tique d'&#233;mancipation. Mais surtout la perlaboration devient un concept esth&#233;tique de la modernit&#233;. En terme freudien, la perlaboration est avant tout un concept qui participe du mouvement de la cure. Elle permet d'accepter une r&#233;sistance d&#233;j&#224; interpr&#233;t&#233;e, de la surmonter. La perlaboration est donc &#171; une r&#233;p&#233;tition mais modifi&#233;e par l'interpr&#233;tation et de ce fait susceptible de favoriser le d&#233;gagement du sujet &#224; l'endroit de ses m&#233;canismes r&#233;p&#233;titifs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Laplanche, J., et Pontalis, J.-B., Vocabulaire de psychanalyse, sous la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Agissant comme une &#8220;attention flottante&#8221;, la perlaboration permet &#224; Lyotard de renvoyer ce processus d'&#233;mancipation &#224; l'esth&#233;tique en avan&#231;ant que &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt; &lt;br/&gt; [l]a saisie esth&#233;tique des formes n'est possible que si l'on renonce &#224; toute pr&#233;tention de ma&#238;triser le temps par une synth&#232;se conceptuelle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lyotard, R&#233;&#233;crire la modernit&#233;, Op. cit., page 41.&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; L'enjeu d'&lt;i&gt;Irma Vep&lt;/i&gt; est de d&#233;placer le remake des &lt;i&gt;Vampires&lt;/i&gt; de Feuillade dans la cr&#233;ation d'une forme propre. L'&#233;chec apparent de l'entreprise de Vidal (sa d&#233;pression, le d&#233;part de Maggie) laisse pourtant l'incroyable r&#233;ussite d'une exp&#233;rience cin&#233;matographique devenue mati&#232;re. La s&#233;quence finale d'&lt;i&gt;Irma Vep&lt;/i&gt; pr&#233;sente en effet le film inachev&#233; de Vidal, mont&#233; et travaill&#233; en secret. La pellicule, le photogramme, sa manipulation directe deviennent le mat&#233;riau de cette exp&#233;rience. En effet, les s&#233;quences tourn&#233;es sont gratt&#233;es, redessin&#233;es directement sur la pellicule. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Ce grattage final est d'abord un geste qui attaque l'image. Plus que l'image, c'est une v&#233;ritable extraction du dispositif. Il s'agit d'effacer l'appareil enregistrant, la cam&#233;ra. En attaquant son propre dispositif, c'est l'&#233;l&#233;ment g&#233;n&#233;tique du cin&#233;ma (le photogramme tout comme le montage dans son al&#233;atoire moderne) qui se dit tout en polluant sa perception par le geste de l'artiste. Ce geste dans sa visibilit&#233; se r&#233;approprie la mati&#232;re filmique, son invisibilit&#233;, en s'extrayant de l'appareil. L'exp&#233;rience du &#8220;cin&#233;ma sans cam&#233;ra&#8221; prend ici un sens oblique dans ce double &#233;v&#233;nement de cr&#233;ation qu'est le montage-grattage. Non seulement il s'agit de construire le mouvement dans le photogramme mais surtout d'instaurer la temporalit&#233;. C'est tout le probl&#232;me du pr&#233;sent qui se pose : comment rendre visible le corps cin&#233;matographique dans sa forme moderne, passer du &lt;i&gt;remake&lt;/i&gt; au faire. Bref, il s'agit s'instaurer le pr&#233;sent dans son insaisissable fondamental, entre un &#8220;pas encore&#8221; et un &#8220;d&#233;j&#224; plus&#8221;&lt;i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lyotard, Le temps, aujourd'hui, in, L'inhumain, Op. cit., page 70.&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;. Une image&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt; &lt;br/&gt; ne cesse d'&#233;changer les deux images distinctes qui le constituent, l'image actuelle du pr&#233;sent qui passe et l'image virtuelle du pass&#233; qui se conserve : distinctes et pourtant indiscernables, et d'autant plus indiscernables que distinctes, puisqu'on ne sait pas laquelle est l'une, laquelle est l'autre. C'est l'&#233;change in&#233;gal, ou le point d'indiscernabilit&#233;, l'image mutuelle.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Deleuze, L'image-temps, Paris, les Editions de minuit, 1985, page 109.&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;br/&gt; Donc l'&#233;v&#233;nement de cette s&#233;quence finale est l'&#233;mergence fulgurante d'une forme moderne, lieu de diff&#233;rence dans la m&#234;met&#233; (le m&#234;me de l'image, ce brouillard de diff&#233;renciation) c'est-&#224;-dire le laps temporel du processus ironique. C'est le paradoxe de ce grattage-empreinte qui extrait de la visibilit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; La s&#233;quence finale est un stratag&#232;me de la surprise, de l'apr&#232;s coup du processus ironique. Cette s&#233;quence ne saurait &#234;tre un r&#233;sultat. Elle est au contraire ce qui ouvre au sens, &#224; son m&#233;contentement, &#224; l'&#339;uvre &#339;uvrant son propre d&#233;s&#339;uvre pour reprendre la terminologie de Maurice Blanchot. Ce qu'elle ouvre c'est la forme de l'ind&#233;cidable, le pr&#233;sent de la modernit&#233;. C'est pourquoi cette visibilit&#233; est paradoxale car elle n'est pas transparence, pas plus qu'obscurit&#233;. Elle est du c&#244;t&#233; du d&#233;bordement, de l'inconcili&#233;. Pour Adorno, le temps de la modernit&#233; est le temps de la conscience malheureuse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est le temps de &#171; l'art[&#8230;] promesse de bonheur, mais promesse trahie. &#187; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, c'est le temps de l'ind&#233;cision, point critique coinc&#233; entre le pass&#233; et le futur. C'est donc ce temps qui s'organise comme &#8220;autre maintenant&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lauxerois parle avec cet &#8220;autre maintenant&#8221; de dire ensemble &#171; l'avenir (&#8230;)&#034; id=&#034;nh24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui ouvre sur &lt;i&gt;autre chose&lt;/i&gt;. Ainsi le temps de la modernit&#233; cherche-t-il &#224; combattre l'exercice de refoulement de la diff&#233;rence v&#233;hicul&#233; par l'id&#233;ologie dominante. L'ironie, organis&#233;e &#224; partir de son oblicit&#233; et de sa claudication, est un processus qui sape et interroge la m&#234;met&#233; contemporaine, entendue comme id&#233;ologie de la r&#233;conciliation. Cette r&#233;conciliation n'est qu'une transparence de l'ali&#233;nation de l'imm&#233;diatet&#233; (notamment l'imm&#233;diatet&#233; du d&#233;sir, d'un d&#233;sir cumulatif et spectaculaire). Et l'ironie dans sa forme et son processus combat, ou plus sourdement s'oppose &#224; ce mouvement contemporain triomphant d'un techno-capitalisme qui, avec cette imm&#233;diatet&#233;, cherche le &#8220;contr&#244;le du temps&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lyotard, Le temps, aujourd'hui, Art. cit., p. 79.&#034; id=&#034;nh25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; La s&#233;quence finale d'&lt;i&gt;Irma Vep&lt;/i&gt; est un travail du n&#233;gatif (au sens propre comme au sens figur&#233;). Il se constitue dans la contrari&#233;t&#233; du principe de mise en ordre. C'est ici un cin&#233;ma qui s'insoumet &#224; l'ordre, &#224; cette &#8220;normalisation libidinale&#8221;. Contre la repr&#233;sentation r&#233;pressive, l'id&#233;e de pr&#233;sentation devient une ligne de combat reposant sur l'abandon du concept traditionnel d'art par l'exp&#233;rience immanente de l'&#339;uvre comme diff&#233;rence. Ce qu'Adorno nomme l'effrangement est l'accomplissement du mat&#233;riau comme moment de la forme, c'est-&#224;-dire l'exploration d'une unit&#233; n&#233;cessairement plurielle. Un mat&#233;riau y trouvant dans sa singularit&#233; l'action critique retourne et refuse la pr&#233;dication traditionnelle. La pr&#233;sence qui s'impose dans le processus ironique n'est pas une pr&#233;sence sensible de l'image ni une forme en-soi. Cette pr&#233;sence ne s'impose que dans un processus diff&#233;rentiel, dans une recherche d'autre chose. Cette recherche est l'exercice de la pens&#233;e non pas dans un hypoth&#233;tique devenir mais dans la pr&#233;sence elle-m&#234;me. Car la pr&#233;sence n'est, dans le processus ironique que dans l'&#233;cart qu'elle produit. En cela, elle ne saurait se r&#233;duire &#224; une imm&#233;diatet&#233; ph&#233;nom&#233;nale non m&#233;diatis&#233;e. Car le retournement dialectique de l'image dans le processus ironique conduit &#224; l'id&#233;e d'une exp&#233;rience de pens&#233;e &#233;laborant une signification et une action sur le monde.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Avec le film d'Assayas, c'est la fragmentation qui nous &#233;loigne de la repr&#233;sentation pour nous faire entrer dans la pr&#233;sentation, la pr&#233;sence moderne. Ind&#233;niablement la s&#233;quence finale joue &#233;galement ce r&#244;le dans &lt;i&gt;Irma Vep&lt;/i&gt;. Les ellipses, le montage, les paroles inachev&#233;es, le choix de la cam&#233;ra &#224; l'&#233;paule qui repose la question du plan, les d&#233;multiplications qui ponctuent le film tracent cet espace esth&#233;tique de la fragmentation. Foucault op&#232;re cette distinction entre la pr&#233;sentation et la repr&#233;sentation. Cette distinction permet de dessiner une ligne tremblante de cette modernit&#233; ironique. En construisant une analyse des structurations id&#233;ologiques, intellectuelles, culturelles des diff&#233;rentes p&#233;riodes de l'&#226;ge moderne, Foucault permet de comprendre que la d&#233;liaison pr&#233;sentative moderne (qui s'oppose &#224; la repr&#233;sentation de l'&#226;ge classique) est un refus de la ressemblance (la conformit&#233; &#224; l'Un-tout). &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; C'est donc en rompant avec l'id&#233;al du patrimoine cin&#233;matographique, en refusant la conformit&#233; par une esth&#233;tique fragment&#233;e, une fragilit&#233; qui se d&#233;robe, une forme singuli&#232;re induisant par son mouvement, sa construction al&#233;atoire, que s'&#233;labore, dans &lt;i&gt;Irma Vep&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;un mat&#233;riau ouvrant le mouvement et la relation dynamique et critique avec l'id&#233;e de l'art. Ce processus singulier, cette m&#233;canique c&#233;libataire est celle de l'ironie moderne. &lt;i&gt;Irma Vep &lt;/i&gt;envisage non seulement la vitalit&#233; artistique du cin&#233;ma mais aussi de prendre la mesure de son audace esth&#233;tique : une mati&#232;re qui interroge ses propres formes dans une d&#233;marche critique. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Vocabulaire d'esth&#233;tique&lt;/i&gt;, Etienne Souriau, publi&#233; sous la direction d'Anne Souriau, Paris, Quadrige/PUF, 1999, page 191-192.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les r&#233;ussites sont ici l&#233;gions de Pierre Huyghe &#224; Douglas Gordon en passant par Vibeke Tandberg, Dominique Gonzalez-Foerster , Brice Dellsberger, ou Laure Texier, Chantal Akerman.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lyotard, Jean-Fran&#231;ois, &lt;i&gt;L'acin&#233;ma&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;in Cin&#233;ma : th&#233;orie, lectures&lt;/i&gt;, textes r&#233;unis et pr&#233;sent&#233;s par Dominique Noguez, Revue d'esth&#233;tique, num&#233;ro sp&#233;cial, Paris, Klincksieck, premi&#232;re &#233;dition 1973, deuxi&#232;me &#233;dition revue et mise &#224; jour 1978.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, page 364.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, page 358.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rauger, Jean-Fran&#231;ois, &lt;i&gt;Remakes am&#233;ricains&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;in Pour un cin&#233;ma compar&#233;, influences et r&#233;p&#233;titions&lt;/i&gt;, conf&#233;rences du Coll&#232;ge d'histoire de l'art cin&#233;matographique, sous la direction de Jacques Aumont, Paris, la Cin&#233;math&#232;que fran&#231;aise, 1996, page 241.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Horkheimer, Max et Adorno, Th&#233;odor W., &lt;i&gt;La dialectique de la raison&lt;/i&gt;, Traduit de l'allemand par Eliane Kaufholz, Paris, Gallimard, collection Tell, 1944 pour l'&#233;dition originale, 1974 pour la traduction fran&#231;aise, 1996 pour notre &#233;dition, pages 130 &#224; 153.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; L'image n'est pas un objet, mais un &#171; processus &#187;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Deleuze, Gilles, &lt;i&gt;L'&#233;puis&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;in&lt;/i&gt;, Beckett, Samuel, &lt;i&gt;Quad&lt;/i&gt;, Paris, Les &#233;ditions de minuit, 1992, page 72.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; La modernit&#233;, pr&#233;cis&#233;ment, est d'embl&#233;e &lt;i&gt;&#224; l'&#339;uvre&lt;/i&gt;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lauxerois, Jean, &lt;i&gt;De l'art &#224; l'&#339;uvre (I), Petit manifeste pour une politique de l'&#339;uvre&lt;/i&gt;, Paris, L'Harmattan, 1999, page 52.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il s'agit ici de se demander si nous ne pourrions pas trouver dans &lt;i&gt;Irma Vep&lt;/i&gt; une formulation, une esquisse de ce que Lyotard appelait l'acin&#233;ma c'est-&#224;-dire un cin&#233;ma ouvert au d&#233;bordement (libidinal) contre la mise en ordre du mouvement par la &#8220;normalisation libidinale&#8221;(p.364) ob&#233;issant &#224; &#8220;[la] loi de la valeur&#8221;(p.358). &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Si donc il est un artiste, c'est assur&#233;ment parce qu'il produit un simulacre, mais c'est d'abord que ce simulacre n'est pas un objet de valeur valant pour un autre objet, avec lequel il se composerait, se compenserait et se refermerait en un ensemble r&#233;gl&#233; par quelque loi de constitution (en structure de groupe par exemple). Il importe au contraire que toute la force &#233;rotique investie dans le simulacre y soit promue, d&#233;ploy&#233;e et br&#251;l&#233;e en vain. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lyotard, Jean-Fran&#231;ois, &lt;i&gt;L'acin&#233;ma&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. cit.&lt;/i&gt;, p.359.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lyotard, &lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;, p.358.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La mise en ordre, selon lyotard consiste &#171; &#224; disposer la mati&#232;re cin&#233;matographique selon la figure du &lt;i&gt;revenu&lt;/i&gt; &#187;. Ainsi &#171; les mouvements du cin&#233;ma [seront] en g&#233;n&#233;ral ceux du revenu c'est-&#224;-dire la r&#233;p&#233;tition du m&#234;me et sa propagation. &#187; Donc &#171; [t]oute forme dite bonne implique le retour du m&#234;me, le rabattement du divers sur l'unit&#233; identique. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lyotard, &lt;i&gt;Art. cit.&lt;/i&gt;, p.361.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p.361.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On se souviendra qu'au-del&#224; de la notion &#233;tymologique latine (&lt;i&gt;facere&lt;/i&gt;), &#8220;faire&#8221; signifie avant tout &#8220;r&#233;aliser&#8221;, ce qui ne tombe pas si mal pour un film de cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt; Ibid.&lt;/i&gt;, p.241.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p.241.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lyotard, &lt;i&gt;L'acin&#233;ma&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Art. cit.&lt;/i&gt;, p.362.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lyotard, Jean-Fran&#231;ois, &lt;i&gt;L'inhumain , causerie sur le temps&lt;/i&gt;, Paris, Galil&#233;e, collection D&#233;bats, 1988, pages 33 et suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Laplanche, J., et Pontalis, J.-B., &lt;i&gt;Vocabulaire de psychanalyse&lt;/i&gt;, sous la direction de Daniel Lagache, Paris, Presses Universitaires de France, premi&#232;re &#233;dition 1967, 1997, page 306.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lyotard, &lt;i&gt;R&#233;&#233;crire la modernit&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. cit.&lt;/i&gt;, page 41.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lyotard, &lt;i&gt;Le temps, aujourd'hui&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;in&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'inhumain&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. cit.&lt;/i&gt;, page 70.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Deleuze, &lt;i&gt;L'image-temps&lt;/i&gt;, Paris, les Editions de minuit, 1985, page 109.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est le temps de &#171; l'art[&#8230;] promesse de bonheur, mais promesse trahie. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Adorno, T. W., &lt;i&gt;Th&#233;orie esth&#233;tique&lt;/i&gt;, traduit de l'allemand par Marc Jimenez et Eliane Kaufholz, nouvelle traduction, nouvelle &#233;dition revue et corrig&#233;e, Paris, Klincksieck, collection d'esth&#233;tique, 1995, page 193.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lauxerois parle avec cet &#8220;autre maintenant&#8221; de dire ensemble &#171; l'avenir comme catastrophe et l'&#339;uvre d'art comme ouverture du nouveau &#187; (p.54). C'est l&#224;, selon lui, la force, le travail de l'&#339;uvre c'est-&#224;-dire &#171; instituer le temps comme lieu de la diff&#233;rence. Diff&#233;rence des temps. Et diff&#233;rence constitutive de l'humain. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lauxerois, &lt;i&gt;Op. cit.&lt;/i&gt;, p. 55.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lyotard, &lt;i&gt;Le temps, aujourd'hui&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Art. cit.&lt;/i&gt;, p. 79.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;orie des fant&#244;mes , une analyse de Dominique Berthet </title>
		<link>https://www.sebastienrongier.net/spip.php?article327</link>
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		<dc:date>2017-05-06T13:51:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>
		<dc:subject>Th&#233;orie des fant&#244;mes</dc:subject>
		<dc:subject>Berthet, Dominique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quand Dominique Berthet &#233;crit sur ce livre dans dans Recherches en esth&#233;tique&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?rubrique45" rel="directory"&gt;Th&#233;orie des fant&#244;mes Les Belles Lettres, 2016&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Th&#233;orie des fant&#244;mes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?mot97" rel="tag"&gt;Berthet, Dominique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La revue annuelle de Dominique Berthet &lt;a href=&#034;http://berthetdominique.wixsite.com/site-du-cereap/bank-22&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Recherches en esth&#233;tique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; est un espace de r&#233;flexion particuli&#232;rement cher &#224; mes yeux. J'y interviens r&#233;guli&#232;rement depuis 2002, avec le m&#234;me bonheur et surtout le m&#234;me int&#233;r&#234;t de lire l'ensemble des contributions de ces num&#233;ros th&#233;matiques aussi riches qu'ouverts en pens&#233;e et en oeuvres.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_724 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L346xH501/ReE_Art_et_hasard-63bef.jpg?1750204502' width='346' height='501' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce dernier num&#233;ro, outre ma contribution au th&#232;me th&#232;me &#171; Art et hasard &#187; par un article sur Le G&#233;n&#233;ral Instin, le hasard &#224; l'oeuvre &#187;, j'ai eu le grand bonheur de d&#233;couvrir une lecture de mon essai &lt;a href=&#034;http://sebastienrongier.net/spip.php?rubrique45&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Th&#233;orie des fant&#244;mes &lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par Dominique Berthet lui-m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un immense merci &#224; lui, d'autant plus qu'il m'autorise &#224; le mettre en copie ci-dessous.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_732 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.sebastienrongier.net/IMG/pdf/_The_orie_des_fanto_mes_par_Dominique_Berthet_dans_Recherches_en_Esthe_tique.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1773078898' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_673 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/couv_Theorie_des_fantomes.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/couv_Theorie_des_fantomes.jpg?1637577907' width='500' height='752' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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</rss>
