<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>S&#233;bastien Rongier (Fragments)</title>
	<link>https://sebastienrongier.net/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?id_mot=170&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>S&#233;bastien Rongier (Fragments)</title>
		<url>https://www.sebastienrongier.net/IMG/logo/siteon0.jpg?1637577897</url>
		<link>https://sebastienrongier.net/</link>
		<height>96</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Espace de confusion (sur Eija-Liisa Ahtila, The Wind)</title>
		<link>https://www.sebastienrongier.net/spip.php?article360</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.sebastienrongier.net/spip.php?article360</guid>
		<dc:date>2021-12-01T18:40:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Ahtila, Eija-Liisa </dc:subject>
		<dc:subject>Art contemporain</dc:subject>
		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Mouvement, num&#233;ro 19, novembre-d&#233;cembre 2002&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?rubrique77" rel="directory"&gt;2002&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?mot170" rel="tag"&gt;Ahtila, Eija-Liisa &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?mot171" rel="tag"&gt;Art contemporain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la demande de L&#233;a Gauthier qui travaillait alors pour la revue Mouvement, j'&#233;tais all&#233; voir son exposition &#224; la gallerie Marian Goodman... C'&#233;tait en 2002. &#171; Espace de confusion (sur Eija-Liisa Ahtila, The Wind). &#187;, Mouvement, num&#233;ro 19, novembre-d&#233;cembre 2002. Voici le texte tel qu'il a paru, sans ajout ni modifications.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_860 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/eija-liisa-ahtila-the-wind.jpg?1638383763' width='500' height='266' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Anger and melancholy &lt;br/&gt; Espace de confusion &lt;br/&gt; &lt;strong&gt; &lt;strong&gt;The Wind&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;, Eija-Liisa Ahtila&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Quand on ne le rapproche pas du cin&#233;ma ou de la t&#233;l&#233;vision, on le renvoie au documentaire, &#224; la photographie ou &#224; l'installation. Or, et c'est ce qu'il y a de passionnant, la vid&#233;o contemporaine est tout cela &#224; la fois sans pour autant se r&#233;soudre &#224; n'&#234;tre qu'une illustration de ces domaines artistiques. L'art vid&#233;o a su conqu&#233;rir une place particuli&#232;re dans les sph&#232;res de l'art contemporain tout en pr&#233;servant un caract&#232;re ind&#233;cidable. Refusant &#233;galement de n'&#234;tre qu'un sympt&#244;me du temps pr&#233;sent conformisant et r&#233;cup&#233;rateur, l'art vid&#233;o trace de nouvelles lignes d'&#233;changes artistiques tout en formulant et en exp&#233;rimentant ses propres enjeux esth&#233;tiques. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le travail d'Eija-Liisa Athila s'inscrit dans cette dynamique fragile qui refuse l'identit&#233; et l'effectivit&#233; du monde et pr&#233;f&#232;re explorer des formes qui travaillent l'incertitude contre l'&#233;vidence, l'&#233;cart contre l'instantan&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;i&gt;The Wind / Tuuli &lt;/i&gt;(2002), installation vid&#233;o r&#233;cente de l'artiste finlandaise, permet d'envisager la richesse actuelle et la sp&#233;cificit&#233; de l'art vid&#233;o. Cette installation&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;est compos&#233;e de trois &#233;crans plac&#233;s dans une pi&#232;ce sombre aux murs peints en rouge. Mais que dire de l'histoire ? Que dire des personnes qui traversent ces images ? En d&#233;naturant n&#233;cessairement la complexit&#233; du r&#233;cit, on pourrait avancer l'id&#233;e d'une exploration d'un espace mental, d'un parcours de d&#233;pression &#224; la fois atmosph&#233;rique et int&#233;rieur. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le vent entre dans une chambre et en d&#233;sorganise l'espace. Les objets s'envolent, tombent, se retournent et s'&#233;parpillent.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Une femme parle de ses peurs, de sa col&#232;re, de ses exp&#233;riences malheureuses et de sa rage int&#233;rieure, cliv&#233;e, incapable de sortir. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; On voit un jeune homme repasser les journaux de la jeune femme, Susanna, et refuser ses avances.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; On voit trois jeunes filles traverser l'espace de cet appartement que la jeune femme met syst&#233;matiquement en d&#233;sordre. Mais il semble que ces jeunes filles ne voient ni n'entendent Susanna.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; On voit les objets cass&#233;s, d&#233;coup&#233;s, jet&#233;s, entass&#233;s&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; On voit des images et leur d&#233;bordement.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;i&gt;The Wind&lt;/i&gt; est une forme troubl&#233;e, remplie d'incertitudes, le triptyque ne permet&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;aucune image globale. Il noue l'image &#224; sa propre pr&#233;carit&#233; : ce qui est montr&#233;, pr&#233;sent, s'efface dans la visibilit&#233;. L'image devient un espace ind&#233;cidable. S'il y a un espace mental, il se traverse dans l'image et dans le son&lt;strong&gt;. &lt;/strong&gt;Il ne se r&#233;duit pas &#224; une forme unique et unilat&#233;rale&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; Ahtila explore la confusion de l'espace.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Le triptyque &#233;labore le montage en le disjoignant. &lt;i&gt;The Wind &lt;/i&gt;commence comme &lt;i&gt;Psycho &lt;/i&gt;d'Alfred Hitchcock par une m&#234;me approche : de la ville au building-immeuble, de l'immeuble &#224; la fen&#234;tre de la chambre&#8230; Au jeu des citations possibles et (im)probables, &lt;i&gt;Psychose&lt;/i&gt; appara&#238;t pourtant comme une chausse-trappe. Car Ahtila d&#233;borde le terrain &#233;rotique du d&#233;but du film d'Hitchcock pour explorer un autre d&#233;sordre et &#233;laborer une autre forme d'image. L&#224; o&#249; le cin&#233;ma fluidifiait la mise en image par les mouvements d'appareil et le montage, Ahtila, elle, d&#233;compose le montage, le lib&#232;re de son contenu argumentatif, fragmente l'exp&#233;rience du spectateur en bouleversant son espace de perception. {}&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Les trois &#233;crans distribuent chacun un &#233;l&#233;ment de la description de d&#233;part. Dans un premier temps, l'&#233;cran de gauche fait un panoramique sur la ville, tout comme l'&#233;cran central (mais avec un autre angle de prise de vue), alors que l'&#233;cran de droite est constitu&#233; par un travelling marquant l'entr&#233;e dans la ville. Dans un second temps, les plans suivants, pris sous des angles toujours diff&#233;rents, poursuivent cette d&#233;composition par une s&#233;rie de plan fixes : le b&#226;timent sur l'&#233;cran de gauche, une partie de l'immeuble sur l'&#233;cran central et la fen&#234;tre (vue de l'ext&#233;rieur toujours) sur l'&#233;cran de droite. L'op&#233;ration plastique du tryptique qui structure l'installation d&#233;compose le montage et &#233;labore ses formes sp&#233;cifiques de tensions. En ne renvoyant pas l'analyse de l'installation vid&#233;o au r&#233;gime cin&#233;matographique, l'&#233;conomie visuelle propre &#224; ce mat&#233;riau se r&#233;v&#232;le&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;i&gt;The Wind&lt;/i&gt; explore la mise en d&#233;sastre syst&#233;matique d'un espace qui est &#224; la fois psychique, social et esth&#233;tique. Si le rapport de l'espace int&#233;rieur est celui du rangement au d&#233;-rangement, le rapport &#224; l'espace social est plastique et id&#233;ologique.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; La jeune femme est une col&#232;re qui s'identifie au vent renversant l'ordre initial de la chambre. Ce qui p&#233;n&#232;tre dans l'appartement, c'est l'incertitude de &#171; l'inqui&#233;tante &#233;tranget&#233; &#187;. Principe de mise en d&#233;sordre du r&#233;el comme de la fiction, la jeune femme, face cam&#233;ra, semble se confier au spectateur, introduisant paradoxalement un effet de r&#233;el, lui-m&#234;me mis en cause par l'image. Susanna brise les meuble, casse la vaisselle, le linge, les couvertures, les imprimantes. Ce qui s'&#233;prouve dans cette destruction des objets et ce rapport difficile aux &#234;tres vivants, c'est sa r&#233;bellion et sa rage m&#233;lancolique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Propos de Susanna dans The Wind : &#034;Then this rebellion starts and then (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce rapport &#224; la destruction produit dans l'espace de l'appartement de petites installations qui rapp&#232;lent&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;les travaux de l'esth&#233;tique du tas ou du rebus (sculptures de cintres, tas de papiers, de v&#234;tements ou d'objets bris&#233;s). &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Cet&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;espace de la d&#233;vastation engage le dispositif dans l'&#233;laboration d'happenings sous-tendus par une d&#233;marche critique et esth&#233;tique. Susanna &#233;labore une action, en apparence absurde, qui interroge symboliquement le d&#233;ni de soi tout en critiquant les formes sociales du discours sur le corps et les clich&#233;s de la beaut&#233;. Elle &#233;crase des tubes de rouges &#224; l&#232;vres. L'objet d'une beaut&#233; canonique est m&#233;ticuleusement et syst&#233;matiquement d&#233;truit par Susanna alors que le dispositif des images creuse les tensions de l'espace visuel. Si l'on peut reconstitu&#233; mentalement ou verbalement l'ordre des actions du personnage, aucune discursivit&#233; n'existe dans la vid&#233;o d'Ahtila.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Elle questionne au contraire une impossible lin&#233;arit&#233;, travaillant sur le hoquettement des &#233;v&#232;nements. Le triptyque fonctionne sur un principe de rupture : un des trois &#233;cran montre toujours un espace immobile alors que les deux autres sont dans le mouvement et la destruction. Cette immobilit&#233; n'est pas un point de r&#233;f&#233;rence fixe et stabilisateur (il change d'&#233;cran). Au contraire la tension se redouble par une distribution des images dans le dispositif, tirant constamment le processus dans sa d&#233;liaison. Quand l'acte d'&#233;craser les tubes est montr&#233; sur l'&#233;cran central, il appara&#238;t ensuite sur l'&#233;cran de gauche avec un l&#233;ger d&#233;calage temporel (effet de retour ou d'annonce) : on la voit agissant mais on ne voit plus l'acte d'&#233;craser. Ses chaussures, la planche, les tubes sont d&#233;sormais hors champs, comme &#233;vacu&#233;s de la conscience, pris dans le d&#233;r&#232;glement g&#233;n&#233;ral, le plan fixe du tas laiss&#233; sur le sol&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;venant souligner ce d&#233;r&#232;glement par effet de contraste. Cette immobilit&#233; qui devrait renverser la probl&#233;matique du mouvement rageur en fixe dialectiquement le myst&#232;re (comme la fin le d&#233;finit).&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Chaque phase contient ce type d'appui oppositionnel, soit par une mise en abyme de l'image dans celle d'&#224; c&#244;t&#233;, soit par un effet de ralentissement combin&#233; au son&lt;strong&gt;, &lt;/strong&gt;soit par un d&#233;calage du point de vue et de la temporalit&#233;, soit par une une pr&#233;sence dans le m&#234;me plan de diff&#233;rentes temporalit&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; La fin de la vid&#233;o synth&#233;tise ces diff&#233;rentes tensions en explicitant presque le myst&#232;re initial&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voix off du d&#233;but de The Wind : &#034;Susanna : Where is the draft coming from, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Susanna, d&#233;bord&#233;e par elle-m&#234;me, finit par se r&#233;fugier pr&#232;s du plafond en grimpant sur le mur comme une araign&#233;e. L'&#233;cran central montre Susanna contre le mur flottant au-dessus du sol. L'&#233;cran de gauche op&#232;re un panoramique de gauche &#224; droite dans la chambre alors que l'&#233;cran de droite fait un panoramique de droite &#224; gauche de la m&#234;me. Les deux &#233;crans de c&#244;t&#233;s sont donc dans un mouvement rentrant, un mouvement cliv&#233; sur lui-m&#234;me, constituant un principe d'int&#233;riorisation. Ils montrent &#233;galement une forme singuli&#232;re et vide, &#224; la fois unique et myst&#233;rieuse, s'&#233;vidant dans l'image m&#234;me gr&#226;ce au dispositif, constituant un principe d'incertitude, une confusion.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Appr&#233;hender &lt;i&gt;The Wind&lt;/i&gt;, c'est concevoir le dispositif propre &#224; l'installation vid&#233;o d'Ahtila. Envisag&#233;e dans son incertitude cat&#233;gorielle, incluant et utilisant d'autres formes sans pour autant leur &#234;tre inf&#233;od&#233;, &lt;i&gt;The Wind&lt;/i&gt; glisse sur les possibles effets de ressemblance pour s'envisager comme mat&#233;riau propre de l'art contemporain. Le monde qui se cr&#233;e est un monde int&#233;rieur qui vibre au d&#233;membrement des formes de l'ext&#233;rieur.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Propos de Susanna dans &lt;i&gt;The Wind&lt;/i&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Then this rebellion starts and then things somehow start getting out of hand&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;I don't feel anger and melancholy., but I am anger and melancholy&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Alors cette r&#233;bellion commence et ensuite les choses deviennent en quelque sorte incontr&#244;lables.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne ressens ni col&#232;re, ni m&#233;lancolie, mais je suis col&#232;re et m&#233;lancolie.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Ecrit par Eija-Liisa Ahtila.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voix off du d&#233;but de &lt;i&gt;The Wind&lt;/i&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Susanna : Where is the draft coming from, then ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Man : Your imagination. &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Susanna : D'o&#249; vient le courant d'air, alors ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Homme : Ton imagination)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
