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	<title>S&#233;bastien Rongier (Fragments)</title>
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		<title>S&#233;bastien Rongier (Fragments)</title>
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		<title>Les anfractuosit&#233;s du r&#233;el (Olivier Rolin, Jean Rolin et Fran&#231;ois Bon) </title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Bon, Fran&#231;ois</dc:subject>
		<dc:subject>Rolin, Olivier</dc:subject>
		<dc:subject>Rolin Jean</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>
		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Recherches en Esth&#233;tique, &#171; Utopies &#187;, num&#233;ro 11, octobre 2005&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?rubrique74" rel="directory"&gt;2005&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Bon, Fran&#231;ois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?mot14" rel="tag"&gt;Rolin, Olivier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?mot112" rel="tag"&gt;Rolin Jean&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Recherches en esth&#233;tique de Dominique Berthet et son accueil ouvert et chaleureux. Voici le texte tel qu'il a paru, sans ajout ni modification. J'ajoute seulement quelques images de la rue de la cl&#244;ture et du p&#233;riph&#233;riques prises au moment de l'&#233;criture de ce texte.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_881 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L333xH480/utopies_ree_-_copie-30a25.jpg?1751018105' width='333' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;Les anfractuosit&#233;s du r&#233;el &lt;br/&gt; Espace utopique et litt&#233;rature contemporaine &lt;br/&gt; (Olivier Rolin, Jean Rolin et Fran&#231;ois Bon)&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Des endroits n'ont parfois pas lieu : parking, p&#233;riph&#233;riques, autoroutes, friches ou terrains vagues. La Cit&#233; serait autour. Mais ces espaces lui appartiendraient par d&#233;faut ou dans un passage incertain et aveugle. Ces formes de disjonction &#224; l'&#233;cart de la course des villes viennent pourtant interroger les discours urbains de planification harmonieuse (utopie classique) ou de d&#233;veloppement d&#233;brid&#233;, voire sauvage (une certaine tendance d'utopie urbaine &#171; ludique &#187;). Il existe une doxa contemporaine qui propose et valorise la surdimension urbaine, la consommation et de l'expansion illimit&#233;e. La ville devient r&#233;seau, rhizome, environnement. Ce mim&#233;tisme du langage informatique transforme le tissu urbain en r&#233;seau et connexion, en flux informes, glissants et interchangeables. Qu'en est-il dans cette logique des lieux reli&#233;s &#224; rien ou des espaces qui font appara&#238;tre une incertitude ou une fragilit&#233; au c&#339;ur de ces flux ?&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Il s'agirait d'un lieu qui ne serait plus conforme &#224; l'id&#233;e m&#234;me de lieu, un lieu sans identit&#233;, un lieu qui existerait sans une r&#233;elle localisation. Il ne se disposerait pas, ou plut&#244;t il ne disposerait de lui-m&#234;me qu'une forme n&#233;gative d'habitation. Ce non-lieu du lieu, ce lieu en l'absence de tout lieu serait alors un espacement, une tension n&#233;gative contrariant les &#233;vidences et les certitudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; Les utopies classiques s'envisagent &#224; partir de l'irr&#233;alit&#233; du repr&#233;sent&#233;. Dans la forme fictionnelle des utopies, le non-lieu tient lieu de lieu. L'exc&#232;s m&#234;me du hors-lieu devient la justification rationnelle d'un espace d&#233;fini comme une totalit&#233; accomplie et parfaite. C'est ce qu'une forme utopique oblique et bricol&#233;e, pour reprendre les termes de Daniel Bensa&#239;d&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Contre la fausse &#233;vidence des faits accomplis, elle anime la r&#233;sistance &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, vient interrompre et critiquer. A rebours des mouvements de r&#233;conciliation li&#233;s aux formes utopiques classiques, l'oblicit&#233; devient un enjeu de perturbation et de r&#233;sistance. L'ambigu&#239;t&#233; dialectique est ici une dynamique critique contre l'effectivit&#233; du temps r&#233;duit &#224; une pure actualit&#233;. C'est en ce sens que la v&#233;rit&#233; du pr&#233;sent est celle d'un contretemps, ou plus exactement d'un temps de l'apr&#232;s-coup et du diff&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; L'utopie bricol&#233;e dont on voudrait proposer une lecture &#224; travers quelques exemples de la litt&#233;rature contemporaine, ne vient pas reproduire le pr&#233;sent ou r&#233;concilier les lieux abandonn&#233;s avec le mouvement ou le flux. Elle invite au contraire &#224; en mesurer la tension et &#224; penser le contretemps qu'instaure l'&#233;videment du lieu. Fragilis&#233; par l'&#233;vacuation de toute &#233;vidence, ce lieu s'exc&#232;de &#224; lui-m&#234;me. Il n'est plus question de l'approcher ou de le penser frontalement. C'est d&#233;sormais une voie lat&#233;rale qui se dessine et qui fait surgir un impens&#233; critique. Il s'agit d'un hors-lieu du lieu, d'une extraterritorialit&#233; qui vient interroger un r&#233;el rendu impossible &#224; lui-m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; D'Oliver et Jean Rolin &#224; Fran&#231;ois Bon, la litt&#233;rature contemporaine prolonge ces aspects obliques des formes utopiques en d&#233;gageant, &#224; partir d'une s&#233;paration dialectique du r&#233;el, un mouvement d'&#233;mancipation tel qu'il a &#233;t&#233; d&#233;crit par Walter Benjamin. L'espace utopique benjaminien est un point de convergence entre le nouveau et l'ancien, permettant de penser les tensions induites par cet entrem&#234;lement. Se dessinent alors un nouvel espace d&#233;sormais transitoire et une forme urbaine vacillante. L'ambigu&#239;t&#233; utopique questionn&#233;e par Benjamin pose les enjeux d'une &#233;mancipation et d&#233;plie le mouvement m&#234;me d'une forme moderne de l'utopie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Mais c'est pr&#233;cis&#233;ment la modernit&#233; qui invoque toujours l'histoire la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Benjamin appelle &#224; consid&#233;rer une forme oblique de l'utopie qui ne serait ni une forme classique fix&#233;e depuis More, ni une contre ou une anti-utopie. L'image dialectique qui &#233;merge de l'ambigu&#239;t&#233; temporelle n'assure aucune finalit&#233; (aucune t&#233;l&#233;ologie). Elle prolonge au contraire une interrogation critique sur les conditions et sur les formes du r&#233;el &#224; partir de leurs d&#233;tails. Adorno dira, apr&#232;s la mort de Benjamin, que ce travail micrologique est l'enjeu m&#233;thodologique d'une pens&#233;e qui fragmente et d&#233;place la tradition ou la convoque seulement &#171; sous une forme dispers&#233;e, souterraine, oblique. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Adorno, Theodor W., Sur Walter Benjamin, traduit de l'allemand par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est cette micrologie critique que l'on retrouve dans les livres des fr&#232;res Rolin et de Fran&#231;ois Bon et que l'on tentera d'explorer en ouvrant ce chantier de r&#233;flexion.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; L'ambigu&#239;t&#233; utopique ouvre une tension par la fragmentation et par l'oblicit&#233;. Elle pose un nouvel enjeu pour le pr&#233;sent. En convoquant un regard qui biaise les certitudes, la pens&#233;e r&#233;siste &#224; l'ordre et &#224; la doxa : il ne s'agit plus de reproduire le pr&#233;sent (une imm&#233;diatet&#233; neutralis&#233;e) mais de produire et de penser un pr&#233;sent &#224; partir de son contretemps&#8230; un contretemps qui ouvrirait sur un contre-lieu. Ce que Benjamin envisageait, &#224; partir des passages parisiens, la litt&#233;rature contemporaine l'investit dans des lieux radicalement &#233;puis&#233;s ou seulement destin&#233;s &#224; ne jamais faire lieu comme le sugg&#232;re Eric Hazan :&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &#171; &lt;i&gt;Le Paysan de Paris&lt;/i&gt; d'Aragon [&#8230;] donna &#224; Walter Benjamin l'id&#233;e d'entreprendre le &lt;i&gt;Passagenwerk&lt;/i&gt; [&#8230;]. Peut-&#234;tre le passage, lieu si po&#233;tique aujourd'hui, n'&#233;tait-il pour les contemporains qu'un d&#233;tail urbain commode mais peu digne d'int&#233;r&#234;t, comme sont pour nous les galeries commerciales, les cin&#233;mas multisalles ou les parkings souterrains. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Eric Hazan, L'invention de Paris. Il n'y a pas de pas perdus, Paris, Seuil, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; En proposant une g&#233;ographie fragile de ces espaces utopiques qui disent une distance et impliquent un questionnement sur le temps pr&#233;sent, on retrouve le sens d'une inconciliation qui r&#233;siste &#224; l'id&#233;e d'un monde effectif et d&#233;finitivement pragmatique. La litt&#233;rature vient ici dire, nommer ou faire l'exp&#233;rience de ce qui ne se nomme pas, de ce qui ne se dit ni ne se regarde sinon comme un espace vide de sens. Les livres d'Olivier Rolin, de Fran&#231;ois Bon et de Jean Rolin prennent position au milieu des vestiges de certaines utopies d'un pass&#233; r&#233;cent ou plus ancien. Ils semblent prendre acte des &#233;checs, des errements, et des agonies des grandes utopies : celle de mouvements r&#233;volutionnaires et celle de la contre-culture (deux utopies croisant parfois leurs chemins respectifs). Olivier Rolin dans &lt;i&gt;Tigre de papier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivier Rolin, Tigre de papier, Paris, Seuil, septembre 2002.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;revient sur le tumulte activiste des ann&#233;es soixante tandis que Jean Rolin tisse dans &lt;i&gt;La Cl&#244;ture&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean Rolin, La Cl&#244;ture, Paris, P.O.L, janvier 2002. On peut &#233;galement lire (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;d'autres rapports avec l'espace urbain.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Sur le p&#233;riph&#233;rique parisien, le personnage principal de &lt;i&gt;Tigre de papier &lt;/i&gt;raconte sa jeunesse r&#233;volutionnaire &#224; la fille de Treize, son meilleur ami d&#233;c&#233;d&#233;. L'omnipr&#233;sent p&#233;riph&#233;rique vient heurter le r&#233;cit par une pr&#233;sence continuelle : les panneaux indicateurs, les HLM, les publicit&#233;s, les b&#226;timents, le d&#233;fil&#233; des portes et des sorties. Le r&#233;cit tient &#224; ce tour infini qui dure, s'enroule dans le pass&#233;, revient se cogner sur les signalisations ou les fum&#233;es des chemin&#233;es industrielles au petit matin. Toute une nuit &#224; raconter et &#224; tourner autour de Paris, &#224; dire les &#233;v&#233;nements de l'Histoire, la grande et la petite, &#224; articuler le combat &#224; une pens&#233;e ou &#224; des parcours.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &#171; C'&#233;tait la fin de La Cause, vous aviez d&#233;cid&#233; la mort dans l'&#226;me de baisser le rideau, de vous disperser. En Allemagne et en Italie l'histoire de ces ann&#233;es-l&#224; s'enfon&#231;ait dans le sang. Vous gardiez assez de bon sens pour ne pas vouloir de &#231;a, vous c'&#233;tait juste alcool et d&#233;fonce, un suicide par-ci, par-l&#224;, la vie, quoi&#8230; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivier Rolin, Tigre de papier, Op. Cit., p. 94.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Toute la vie d&#233;file autour du p&#233;riph&#233;rique : les guerres, le colonialisme (L'Indochine meurtri&#232;re avant l'Alg&#233;rie), l'id&#233;ologie (le Grand Timonier), les amiti&#233;s, les morts et la R&#233;volution, &#171; [m]ais avant que &#231;a devienne [&#8230;] des envies d'&#233;pop&#233;es &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 172.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Au bout de la vie d&#233;fil&#233;e, il y a les derniers mots, les derni&#232;res phrases qui ne portent aucun espoir. Le r&#233;cit se termine. La ville retourne bient&#244;t dans le flot habituel. Entre-temps, c'est une ronde nocturne et un r&#233;cit aux lendemains ternes. Plus rien ne brille sinon les affiches publicitaires :&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &#171; Voil&#224;, c'est fini. Tu ne sais plus quoi dire, tu es g&#234;n&#233;, tu allumes une cigarette. [&#8230;] Vous fumez en silence. Les panneaux publicitaires clignotent et s'&#233;teignent le long du p&#233;riph&#233;rique. Le premier train de banlieue glisse au milieu d'&#233;clairs, en bas dans la vall&#233;e, vers Austerlitz. Tu lui tapotes la nuque, sous les cheveux. Tu penses que dans quelques jours ce sera le premier solstice du XXIe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Et apr&#232;s ? Apr&#232;s, rien. On s'en va, vous en faites pas. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 268.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Une tension sourde cl&#244;t le livre. Mais l'espace m&#234;me inscrivait d&#233;j&#224; la marque de cet espoir perdu, d'un espoir qui tourne en rond et au bout duquel il n'y a plus de voyage possible. Car il est interrompu par la forme circulaire du p&#233;riph&#233;rique. C'est le tour et l'infini d'une route qui ceinture la ville et le r&#233;cit, une route qui ne m&#232;ne nulle part. Elle dessert seulement des destinations. Le p&#233;riph&#233;rique est ici intrins&#232;quement le lieu vide de toute r&#233;volution, un espace sur lequel aucune r&#233;conciliation n'est possible : entre les g&#233;n&#233;rations (entre la fille de Treize et le narrateur), ni entre le narrateur et son &#233;poque. La figure du p&#233;riph&#233;rique vient au contraire contredire cette &#233;poque d'engagement et souligner une certaine amertume. Si le temps des ann&#233;es 1960 est celui de l'espoir r&#233;volutionnaire, c'est aussi celui de la construction du p&#233;riph&#233;rique : cette trace tangible de la rationalisation urbanistique et du d&#233;veloppement capitaliste est d'abord la marque de l'ordre contre l'esprit de subversion. Ce contre quoi s'est soulev&#233; cette jeunesse est devenu dans &lt;i&gt;Tigre de papier&lt;/i&gt; l'espace m&#234;me du r&#233;cit. La DS qui roule a beau &#234;tre baptis&#233;e &lt;i&gt;Rembember&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p.93.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la fable du d&#233;sordre est ceintur&#233;e par la boucle du p&#233;riph&#233;rique. Le lieu devient un signe paradoxal d'abandon. On ne se perd pas. On tourne. On s'abandonne &#224; la confession pour mieux dire ce qui s'est abandonn&#233; en nous. C'est autant le lieu du r&#233;cit que le r&#233;cit du lieu. C'est l'&#233;criture qui vient heurter l'ordre circulaire et dire un espace rendu invisible, oubli&#233; dans le paysage circulaire des immeubles de bureaux et des panneaux publicitaires.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Olivier Rolin glisse dans le r&#233;cit des fissures, celles du hors-lieu dans le r&#233;el. L&#224;, bien apr&#232;s les r&#233;volutions perdues, il peut dire un &#233;videment autour duquel on tourne encore, comme une voiture au milieu de la nuit. C'est un tour qui jette obliquement un regard et ouvre une &#233;criture sur ce qui n'est pas regard&#233; au milieu du flux.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Dans &lt;i&gt;Tigre de papier&lt;/i&gt; on roule en boucle sur ce p&#233;riph&#233;rique pour raconter. Les anfractuosit&#233;s du p&#233;riph&#233;rique deviennent dans le roman de Jean Rolin, &lt;i&gt;La Cl&#244;ture&lt;/i&gt;, un autre enjeu d&#233;cisif du r&#233;cit. Le narrateur du livre de Jean Rolin se d&#233;place imperceptiblement. On quitte l'asphalte du p&#233;riph&#233;rique pour se retrouver sous l'&#233;difice. Y a-t-il une vie sous le p&#233;riph&#233;rique, ou autour de lui ? S'agit-il encore d'un espace ? Qu'en est-il de cet espace oubli&#233; et ni&#233; en tant que tel ? Un tel endroit, cens&#233; &#234;tre vid&#233; de toute forme humaine et de toute habitation, permettrait-il pourtant quelques rencontres ? &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_875 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/rue_clo_ture_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/rue_clo_ture_2.jpg?1638537889' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br/&gt; &lt;i&gt;La Cl&#244;ture&lt;/i&gt; est le r&#233;cit d'une topographie fragile qui semble vou&#233;e &#224; la perte et &#224; l'abandon&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les diff&#233;rents romans de Jean Rolin confirment cette piste, celle d'un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De la description panoramique et plongeante du d&#233;but du r&#233;cit&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean Rolin, La Cl&#244;ture, Op. Cit., p. 12.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; la toponymie ult&#233;rieure&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, pp. 26-27.&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, surgit une tension dans le paysage de la ville. Ce sont &#171; les trous dans le tissu urbain &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 26.&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et un monde en marge, concentr&#233; au milieu de la circulation sans fin des hommes et des marchandises, ou des &#234;tres humains comme marchandise : les v&#233;hicules sur le boulevard des Mar&#233;chaux ou sur le p&#233;riph&#233;rique, les camions de transport, la circulation de la drogue et la prostitution des jeunes femmes d'Europe de l'Est ou d'Afrique. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; C'est donc un monde de passage, vou&#233; au silence et &#224; l'oubli, traversant un lieu qui n'en est pas un, donnant &#171; &#224; ce secteur du boulevard un caract&#232;re assez sombre et essentiellement transitoire, impropre aux longs s&#233;jours comme aux activit&#233;s r&#233;guli&#232;res et d&#233;clar&#233;es &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 28.&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Il s'agit d'un lieu qui n'est pas fait pour la vie des hommes, un espace domin&#233; par le grondement du p&#233;riph&#233;rique qui recouvre habituellement toute forme de d&#233;claration. Le narrateur du livre de Jean Rolin vient contredire cette certitude en observant ce qui ne donne g&#233;n&#233;ralement lieu &#224; aucune forme de regard. C'est pourtant l&#224;, sous ce p&#233;riph&#233;rique parisien, que le narrateur de &lt;i&gt;La Cl&#244;ture&lt;/i&gt; d&#233;couvre une armoire &#233;lectrique devenue &#171; la r&#233;sidence principale (&#8230;) d'un anachor&#232;te &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, pp. 26-27.&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mais c'est plus loin &#224; l'int&#233;rieur d'un pilier creux soutenant le p&#233;riph&#233;rique qu'on d&#233;couvre une caravane encastr&#233;e, une caravane dans laquelle vit Jacques Cerb&#232;re. Entre le p&#233;riph&#233;rique int&#233;rieur et le p&#233;riph&#233;rique ext&#233;rieur, &#171; et le ciel entre les deux &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 47.&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il y a un homme &#171; se tenant &#224; l'int&#233;rieur de son pilier comme &#224; la limite de deux mondes &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 66.&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_877 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/entre_les_piliers.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/entre_les_piliers.jpg?1638538073' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; Un monde dans les fissures m&#234;mes du monde se tient l&#224;, en de&#231;&#224;, comme pour en souligner les paradoxes et les tensions : au milieu du grondement sourd du flux incessant des voitures sur les voies qui ceinturent la ville, on d&#233;couvre une caravane immobilis&#233;e, statufi&#233;e &#224; l'int&#233;rieur d'un pilier du p&#233;riph&#233;rique. Sous l'espace du flux, la caravane n'est plus l'appel ou la r&#233;ponse &#224; aucun mouvement. Une habitation dans l'impropre m&#234;me du lieu, c'est ce que cache le quartier de la rue de la Cl&#244;ture. Ce nom de rue, qui d&#233;signe paradoxalement un terrain vague, r&#233;v&#232;le les anfractuosit&#233;s d'un univers r&#233;gl&#233; sur le mouvement et sur la circulation. Comme le village de Goussainville-le-Vieux, vid&#233; par la cr&#233;ation de l'a&#233;roport Charles de Gaulle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, pp. 174-175.&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'avanc&#233;e du flux urbain cr&#233;e un espace vide qui n'est la transition d'aucune r&#233;alit&#233; mais son immobilisation et sa tension. Le hors-lieu du lieu devient celui d'une pr&#233;sence dans le contretemps. La perturbation de l'&#233;vidence qui se dessine dans le r&#233;cit est un autre regard sur ces espaces vou&#233;s &#224; l'oubli parce qu'il est d'abord la mise en place d'un attention sur un lieu donn&#233; pour vide. C'est ici la forme oblique d'une utopie qui donne au pr&#233;sent une autre dimension : ces lieux qui sont en marge de tout lieu, se heurtent aux effectivit&#233;s d'un r&#233;el. En bordure, une disjonction et un espace transitoire viennent ouvrir une nouvelle exp&#233;rience du lieu et de l'histoire, et donner un autre regard sur les r&#233;volutions et sur l'Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; Ici encore les deux livres des fr&#232;res Rolin semblent tisser une nouvelle boucle. Dans &lt;i&gt;Tigre de papier&lt;/i&gt; d'Olivier Rolin, la g&#233;n&#233;ration qui se raconte &#233;voque la disparition d'un id&#233;al politique et d'une ligne r&#233;volutionnaire mao&#239;ste. Le personnage de Treize repr&#233;sente une m&#233;moire collective devenue introuvable et, au tournant de l'histoire, improbable&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est &#233;galement une m&#233;moire improbable qu'Olivier Rolin met en sc&#232;ne dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Car Treize, qui prend la photo du groupe &#233;voqu&#233; par le narrateur, est justement celui qui est en position d'absence. Il lui est impossible d'appara&#238;tre sur la photographie. Son action sera sans autre trace que les maigres t&#233;moignages qui, au matin, se sont agit&#233;s sur le p&#233;riph&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_878 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/la_chaise.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/la_chaise.jpg?1638538140' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; Dans &lt;i&gt;La Cl&#244;ture&lt;/i&gt;, les &#171; grands soirs &#187; se perdent ou se r&#233;duisent &#224; n'&#234;tre plus qu'une triste parodie, une victoire de football&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean Rolin, La Cl&#244;ture, Op. Cit., p. 20.&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et le constat amer de l'air du temps pr&#233;sent : les enfants d'immigr&#233;s &#171; aspiraient de moins en moins &#224; r&#233;volutionner la soci&#233;t&#233; &#8211; cette id&#233;e &#233;tant d'ailleurs compl&#232;tement pass&#233;e de mode &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 32.&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En revanche ce que le roman de Jean Rolin cherche &#224; &#233;voquer dans la fragmentation du r&#233;cit, ce sont les traces et les enjeux des bouleversements politiques et id&#233;ologiques dans les formes m&#234;mes de la ville. C'est d'abord le nom oubli&#233; de Ney restitu&#233; en fragment dans le texte : l'Histoire surgit du nom d'un boulevard sur lequel d'autres histoires se nouent tragiquement. L'&#233;vocation de la vie bagarreuse du mar&#233;chal d'Empire est disjointe et &#233;parpill&#233;e au long du livre. Le r&#233;cit de cette figure napol&#233;onienne se heurte &#224; celui de la d&#233;couverte du corps de Ginka Trifonova, une prostitu&#233;e retrouv&#233;e morte sur le talus de la rue de la Cl&#244;ture&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Dans la nuit du 21 au 22 novembre 1999, Ginka Trifonova re&#231;oit un grand (&#8230;)&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;La Cl&#244;ture&lt;/i&gt; est travers&#233; d'images souterraines qui rappellent l'id&#233;e du &lt;i&gt;choc&lt;/i&gt; benjaminien d'un pr&#233;sent renvoy&#233; &#224; son incertitude. Les temps historiques entrem&#234;l&#233;s de Jean Rolin ne viennent pas faire &lt;i&gt;le&#231;on&lt;/i&gt;. Leur lecture souligne au contraire un impens&#233; et trace une exp&#233;rience nouvelle du lieu par l'&#233;criture. Le roman de Jean Rolin fait ici l'exp&#233;rience du retournement oblique de l'utopie. Il n'est plus question d'envisager la recherche d'une perfection ou d'un absolu. Il s'agit de penser un regard &#224; l'&#233;cart des certitudes et des ma&#238;trises du pr&#233;sent pour l'ouvrir &#224; une interrogation critique. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_876 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/immeuble_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/immeuble_3.jpg?1638538016' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; L'ombre de Daewoo plane &#233;trangement sur les deux livres des fr&#232;res Rolin. Point d'accroche visuelle, le sigle est dans &lt;i&gt;La Cl&#244;ture&lt;/i&gt; un rep&#232;re qui permet de rythmer l'&#233;tirement descriptif autour du p&#233;riph&#233;rique parisien. La publicit&#233; de la marque est un point d'articulation d&#233;cisif pour le roman de Jean Rolin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Si l'on se tient en haut de cet escalier et que l'on regarde vers le nord, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On retrouve &#233;galement la trace de Daewoo dans le roman d'Olivier Rolin. C'est d'abord une marque de voiture parmi d'autres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivier Rolin, Tigre de papier, Op. Cit., p 15.&#034; id=&#034;nh25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Puis, elle devient un autre fanal publicitaire dans le d&#233;cor urbain&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; &#8230; mais attends il faut que je reprenne au d&#233;but METZ NANCY PORTE DE LA (&#8230;)&#034; id=&#034;nh26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ponctuant le grand tour nocturne de la voiture et du r&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_879 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/immeuble_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/immeuble_2.jpg?1638538186' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; Fran&#231;ois Bon va porter son regard au-del&#224; de la surface publicitaire qui ponctue l'horizon des villes. Il suit l'histoire du sigle effac&#233; de la marque, la marque litt&#233;ralement d&#233;pos&#233;e sur le sol d'une usine vid&#233;e. Les diff&#233;rentes formes d'utopies sont aussi le t&#233;moignage d'un &#233;tat des aspirations sociales d'une soci&#233;t&#233;. Quelle forme d'utopie peut encore vibrer dans l'&#233;videment, dans l'effacement et dans la mise en absence du lieu ? Qu'est-ce que ce nulle part de l'usine ? Il ne s'agit plus d'une usine qui ali&#232;ne dans le travail. Il s'agit de celle qui &#233;crase dans le licenciement. &lt;i&gt;Deawoo&lt;/i&gt; parle d'une usine qui ferme, d&#233;pose son nom, s'enfuie et br&#251;le dans un incendie. Cette mise en absence n'est pas celle d'un lieu hors de lui-m&#234;me, ni celle d'un autre du lieu, mais la manifestation fragile du d&#233;faut du lieu dans le lieu lui-m&#234;me. Au lieu du lieu, un d&#233;ni et un &#233;crasement comme l'image d'une caravane dans un pilier de b&#233;ton. Il s'agit donc d'&#234;tre au c&#339;ur d'un pr&#233;sent qui ne r&#233;pond plus &#224; quelque principe (et m&#234;me plus &#224; celui d'une esp&#233;rance).L'&#233;criture de Fran&#231;ois Bon tient cette place. Elle vient rappeler des mots et des noms. Elle vient suivre les &#233;chos et les silences qui restent au seuil des paroles. C'est ce qu'&#233;voque Fran&#231;ois Bon &#224; la fin de son livre : &#171; Et laisser toute question ouverte. Ne rien pr&#233;senter que l'enqu&#234;te. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fran&#231;ois Bon, Daewoo, Paris, Fayard, 2004, p. 290.&#034; id=&#034;nh27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Les mots ? C'est d'abord Daewoo, le nom d'une marque et les termes qui s'agr&#232;gent &#224; lui et que l'on retrouve dans le roman : l'usine, l'inauguration avec les ministres, la circulation des capitaux, les bas salaires, l'interim, la faillite, les licenciements, les reclassements, la fermeture, l'incendie criminel, la liquidation, les plans sociaux, la rentabilit&#233; &#233;conomique, les subventions publiques, la mission interminist&#233;rielle, la logique de l'argent, la mis&#232;re, la maladie, le suicide&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; Daewoo : une marque, des usines et une usine, celle de Fameck (Lorraine). &lt;i&gt;Daewoo&lt;/i&gt;, le titre d'un roman et les lettres qui surplombent un d&#233;cor d&#233;crit par l'auteur. Daewoo, c'est donc un lieu, l'usine &#171; une g&#233;om&#233;trie tr&#232;s pure [et] le nom d&#233;coupant fi&#232;rement le ciel &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 11.&#034; id=&#034;nh28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est donc cela qui frappe au moment de la premi&#232;re visite &#171; le nom de l'usine dans le ciel en gros flottant encore sur le b&#226;timent bleu en contrebas &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 13.&#034; id=&#034;nh29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce nom qui signifie en cor&#233;en &#171; vaste univers &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 34.&#034; id=&#034;nh30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; finit par &#234;tre la n&#233;gation d'une quelconque place dans l'univers au moment de la faillite.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &#171; La disparition progressive des six lettres, d'abord comme on efface &#224; la machine, enlevant les derri&#232;res lettres. Quand j'&#233;tais arriv&#233;, c'est un O majuscule qui se promenait dans le ciel, soulev&#233; par le bras jaune de la grue au-dessus du rectangle bleu de l'usine : et DAEWO puis DAEW puis AEW puis EW, enfin ce seul W au lieu de DAEWOO, &#233;crit en g&#233;ant sur l'usine. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb31&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 90.&#034; id=&#034;nh31&#034;&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Le nom s'est effac&#233;, perdant par l&#224; m&#234;me le lieu : l'usine est vide (une &#171; ambiance de fin de monde qu'est une usine qu'on vide &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb32&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 80.&#034; id=&#034;nh32&#034;&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;). Il ne reste rien des outils de fabrication ou de gestion. Et surtout, il ne reste plus rien des vivants. Derri&#232;re le nom qui se gomme, ce sont les histoires qui se taisent, les paroles qui s'oublient et des traces qui s'effacent. Tout &lt;i&gt;Daewoo&lt;/i&gt; tient dans ces traces dont on refuse l'effacement et que l'incipit pr&#233;cise imm&#233;diatement : &#171; Refuser. Faire face &#224; l'effacement m&#234;me. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb33&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p.9.&#034; id=&#034;nh33&#034;&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Sans doute avons-nous l&#224; une cl&#233; pour d&#233;signer cet espace de r&#233;sistance particulier que l'on envisage comme une forme oblique de l'utopie qui s'insinue et interroge les &#171; [s]ignes discrets pourtant et opaques, rien que d'ordinaire &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb34&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibibidem&#034; id=&#034;nh34&#034;&gt;34&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'utopie litt&#233;raire contemporaine est toute enti&#232;re dessin&#233;e dans l'interrogation d'une pr&#233;sence et d'une distance &#233;voqu&#233;e d&#232;s le second paragraphe de &lt;i&gt;Daewoo &lt;/i&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Pourquoi appeler roman un livre quand on voudrait qu'il &#233;mane de cette pr&#233;sence si &#233;tonnante parfois de toute chose, l&#224; devant un portail ouvert mais qu'on ne peut franchir, le silence approximatif des bords de la ville un instant tenu &#224; distance, et que la nudit&#233; crue de cet endroit pr&#233;cis du monde on voudrait qu'elle sauve ce que b&#233;ton et ciment ici enclosent, pour vous qui n'&#234;tes l&#224; qu'en passager, en t&#233;moin ?&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb35&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibibidem.&#034; id=&#034;nh35&#034;&gt;35&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_880 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/daewoo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/IMG/jpg/daewoo.jpg?1638538264' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt; L'enjeu de l'&#233;criture, c'est une &lt;i&gt;d&#233;cl&#244;ture&lt;/i&gt; inconditionnelle, une forme d'inconciliation avec le r&#233;el et l'imm&#233;diatet&#233; du pr&#233;sent afin de rendre possible &#171; ce lien [pour honorer] cette si vieille tension des choses qui se taisent et des mots qui les cherchent &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb36&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 10. Il faut ici rappeler &#224; travers quelques titres que l'&#339;uvre de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh36&#034;&gt;36&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Face &#224; un r&#233;el qui ne produit plus de lien, qui le tord et l'efface, l'&#233;criture de Fran&#231;ois Bon devient la question politique de la possibilit&#233; de la parole. Il s'agit bien de rattraper les mots silencieux et perdus de ces femmes qui se sont battues et qui, &#233;puis&#233;es, taisent la d&#233;faite ou en meurent. Apr&#232;s la mort de Sylvia, il y a encore des mots qui se heurtent au silence, comme par exemple ceux des amies qui restent :&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &#171; Le matin, quand je viens sur sa tombe, au d&#233;but je lui parlais.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &#171; Maintenant non, silence. Et l'entendre dans sa t&#234;te ce silence. Il n'y a plus d'histoire, Sylvia. [&#8230;] La sueur de ton front maintenant est invendable, quand tu mangeras ton pain tu sauras que la sueur de ton front est superflue. On est les superflues, elle avait ajout&#233;. Et j'y pense, &#224; ce mot, sur sa tombe&#8230; &#187; Silence, j'avais coup&#233; le magn&#233;tophone : &#171; Et ce mot &lt;i&gt;superflue&lt;/i&gt;, comme ensuite il vous colle&#8230; &#187; avait ajout&#233; Maryse P., et je l'ajoute ici &#224; la transcription. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb37&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, pages 28-29.&#034; id=&#034;nh37&#034;&gt;37&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; Mais qu'on ne s'y trompe pas, cette transcription est bien celle de la litt&#233;rature qui tire les traces des paroles ordinaires de l'oubli, &#233;labore un dialogue entre l'instance narrative et la parole qui ne se rapporte pas. L'&#233;criture&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb38&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Mon travail, c'est de rendre compte par l'&#233;criture de rapports et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh38&#034;&gt;38&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; tient cette place contre l'oubli, une place fragile et ouverte contre l'effacement, contre l'id&#233;e m&#234;me d'une r&#233;ponse. La voie lat&#233;rale ouverte par la litt&#233;rature est l'exp&#233;rience d'un pr&#233;sent qui contrarie les &#233;vidences et les consentements en restituant un regard et une tension l&#224; o&#249; on ne regarde plus, l&#224; o&#249; l'on n'&#233;coute ni n'entend qu'il existe encore des paroles dans l'&#233;tranglement du r&#233;el. La distance ouverte par ces anfractuosit&#233;s litt&#233;raires cherche &#224; donner la parole &#224; ceux qui ne l'ont pas. C'est profond&#233;ment l'enjeu de &#171; la part des sans parts &#187; comme le dirait Jacques Ranci&#232;re qui forme dans les &#339;uvres d'Olivier Rolin, de Jean Rolin et de Fran&#231;ois Bon un espace oblique qu'on envisage comme une forme utopique et comme un enjeu politique qui reste &#224; &#233;tudier. Le mat&#233;riau et le sens sont ceux d'un monde laiss&#233; sur le bas c&#244;t&#233; du monde. C'est ici qu'une certaine litt&#233;rature s'aventure pour une m&#233;moire qui recommencerait dans la chair des mots.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Contre la fausse &#233;vidence des faits accomplis, elle anime la r&#233;sistance &#224; la catastrophe probable. Elle renonce aux ambitions totalisantes et aux grandes architectures monumentales, pour un bricolage critique et fragmentaire. Elle ne pr&#233;tend plus aux visions lointaines qui usent la vue, aux utopies transcendantes de la fin finale, mais besogne &#224; l'invention immanente du devenir. Cette utopie profane est alors un modeste &#034;clinamen du r&#233;el&#034;, une l&#233;g&#232;re oblique qui trace le passage fragile d'une libert&#233; dans la fatalit&#233; en chute libre. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bensa&#239;d, Daniel, &lt;i&gt;Temps de la r&#233;sistance, temps de l'utopie&lt;/i&gt;, in &lt;i&gt;Art, culture et politique&lt;/i&gt;, actes du congr&#232;s Marx international II, sous la direction de Jean-Marc Lachaud, Paris, PUF, 1999, pages 143-144.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Mais c'est pr&#233;cis&#233;ment la modernit&#233; qui invoque toujours l'histoire la plus ancienne. Elle le fait ici &#224; travers l'ambigu&#239;t&#233; qui caract&#233;rise les rapports et les produits sociaux de cette &#233;poque. L'ambigu&#239;t&#233; est l'image visible de la dialectique, la loi de la dialectique au repos. Ce repos est utopie, et l'image dialectique, par cons&#233;quent, image de r&#234;ve. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Benjamin, Walter, &lt;i&gt;Paris, capitale du XIXe si&#232;cle, &#338;uvres III&lt;/i&gt;, traduit de l'allemand par Maurice de Gandillac, Rainer Rochlitz et Pierre Rusch, Paris, Gallimard, collection folio essais, 2000, page 60.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Adorno, Theodor W., &lt;i&gt;Sur Walter Benjamin&lt;/i&gt;, traduit de l'allemand par Christophe David, Paris, Gallimard, collection point essais, 2001, page 27.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Eric Hazan, &lt;i&gt;L'invention de Paris. Il n'y a pas de pas perdus&lt;/i&gt;, Paris, Seuil, 2002, page 55.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Olivier Rolin, &lt;i&gt;Tigre de papier&lt;/i&gt;, Paris, Seuil, septembre 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean Rolin, &lt;i&gt;La Cl&#244;ture&lt;/i&gt;, Paris, P.O.L, janvier 2002. On peut &#233;galement lire le propre r&#233;cit par Jean Rolin de l'aventure du gauchisme dans &lt;i&gt;L'organisation&lt;/i&gt; (Paris, Gallimard, 1996), livre dans lequel appara&#238;t l'ombre tut&#233;laire du fr&#232;re absent mais cadre &#233;minent de l'organisation militante.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Olivier Rolin, &lt;i&gt;Tigre de papier&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. Cit.&lt;/i&gt;, p. 94.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 172.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 268.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p.93.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les diff&#233;rents romans de Jean Rolin confirment cette piste, celle d'un &#233;crivain qui d&#233;cide d'aller voir comment les choses se passent dans les endroits dont on parle sans n'y &#234;tre jamais all&#233; : des banlieues parisiennes de &lt;i&gt;Zones&lt;/i&gt; (Paris, Gallimard, 1995) au si&#232;ge de Sarajevo pour &lt;i&gt;Campagnes&lt;/i&gt; (Paris, Gallimard, 2000) ou du s&#233;jour impossible dans la Bethl&#233;em chr&#233;tienne (&lt;i&gt;Chr&#233;tiens&lt;/i&gt;, Paris, P.O.L, 2003) aux villes portuaires de &lt;i&gt;Terminal Frigo&lt;/i&gt; (Paris, P.O.L, 2005).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean Rolin, &lt;i&gt;La Cl&#244;ture&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. Cit.&lt;/i&gt;, p. 12.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, pp. 26-27.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 26.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 28.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, pp. 26-27.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 47.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 66.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, pp. 174-175.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est &#233;galement une m&#233;moire improbable qu'Olivier Rolin met en sc&#232;ne dans l'&#233;criture de &lt;i&gt;Suite &#224; l'h&#244;tel Crystal&lt;/i&gt; (Paris, Seuil, 2004). Ce r&#233;cit prend pour point de d&#233;part les descriptions tr&#232;s pr&#233;cises et minutieuses des chambres o&#249; l'auteur aurait s&#233;journ&#233;. Mais tr&#232;s vite cette perspective p&#233;r&#233;quienne prend le large. Elle est contamin&#233;e par une par une explosion romanesque qui d&#233;bride le r&#233;cit du c&#244;t&#233; de fables polici&#232;res ou d'espionnage ou encore de confidences &#233;rotiques. Les certitudes descriptives confront&#233;es aux chevauch&#233;es romanesques se heurtent finalement &#224; une incertitude radicale. La chambre de l'h&#244;tel Crystal est un lieu opaque, celui justement de l'absence de souvenir et de l'impossibilit&#233; de toute description. L'enjeu romanesque repose alors sur la tension d'un nom qui vient contrarier le projet sans l'annuler et donc ouvrir &#224; la cr&#233;ation d'un espace incertain. Comme la rue de la Cl&#244;ture d&#233;bouche sur un terrain vague la chambre de l'h&#244;tel Crystal conduit &#224; une impasse descriptive et &#224; une opacit&#233; narrative.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean Rolin, &lt;i&gt;La Cl&#244;ture&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. Cit.&lt;/i&gt;, p. 20.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 32.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Dans la nuit du 21 au 22 novembre 1999, Ginka Trifonova re&#231;oit un grand nombre de coups de couteau : vingt-six d'apr&#232;s Lib&#233;ration dat&#233; du 8 d&#233;cembre, vingt-trois d'apr&#232;s le m&#234;me journal dans son &#233;dition du 5 janvier. Elle est trouv&#233;e morte dans la matin&#233;e, par un employ&#233; de la ville de Paris (ou, selon d'autres t&#233;moignages, par une dame du quartier venue ravitailler les chats errants), sur un talus qui borde du c&#244;t&#233; nord la rue de la Cl&#244;ture, l&#224; o&#249; elle surplombe de plusieurs m&#232;tres les voies de la gare de l'Est. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean Rolin, &lt;i&gt;La Cl&#244;ture&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. Cit.&lt;/i&gt;, p. 37.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Si l'on se tient en haut de cet escalier et que l'on regarde vers le nord, on voit le terre-plein triangulaire qui marque l'extr&#233;mit&#233; de la rue de la Cl&#244;ture, des panneaux publicitaires de plus en plus nombreux et pour lesquels on dresse inlassablement de nouveaux supports (de nouvelles potences), la silhouette de la tour Daewoo au-dessus du coude que forme le boulevard Macdonald avant d'amorcer sa descente vers l'avenue Corentin-Cariou et la porte de la Villette. &#187; Jean Rolin, &lt;i&gt;La Cl&#244;ture&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 101.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Olivier Rolin, &lt;i&gt;Tigre de papier&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. Cit.&lt;/i&gt;, p 15.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &#8230; mais attends il faut que je reprenne au d&#233;but METZ NANCY PORTE DE LA VILLETTE vert &#233;meraude comme la c&#244;te de ton enfance N301 150 M DAEWOO rayonnant rouge dans la brume STATION SERVICE TOTAL PERIPH FLUIDE &#187; Olivier Rolin, &lt;i&gt;Tigre de papier&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Ibidem.&lt;/i&gt;, pp. 46-47.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fran&#231;ois Bon, &lt;i&gt;Daewoo&lt;/i&gt;, Paris, Fayard, 2004, p. 290.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 11.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 13.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 34.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb31&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh31&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 31&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 90.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb32&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh32&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 32&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 80.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb33&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh33&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 33&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;33&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p.9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb34&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh34&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 34&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;34&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibibidem&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb35&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh35&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 35&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;35&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibibidem&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb36&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh36&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 36&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;36&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 10. Il faut ici rappeler &#224; travers quelques titres que l'&#339;uvre de Fran&#231;ois Bon s'inscrit dans cette ligne dense, sensible et politique : de &lt;i&gt;Sortie d'usine&lt;/i&gt; (Editions de Minuit, 1982) &#224; &lt;i&gt;Billancourt&lt;/i&gt; (sur des photographies d'Antoine St&#233;phani, Editions du Cercle d'Art, 2003) en passant par &lt;i&gt;Tous les mots sont adultes&lt;/i&gt; (Fayard, 2000) ou &lt;i&gt;M&#233;canique&lt;/i&gt; (Verdier, 2001) ainsi que &lt;i&gt;Paysage Fer&lt;/i&gt;, r&#233;cit paru en 2000 chez Verdier et documentaire de cr&#233;ation r&#233;alis&#233; en 2003 par Fabrice Cazeneuve, tissant d'autres liens avec les &#339;uvres d'Olivier Rolin et de Jean Rolin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb37&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh37&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 37&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;37&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, pages 28-29.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb38&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh38&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 38&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;38&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Mon travail, c'est de rendre compte par l'&#233;criture de rapports et d'&#233;v&#233;nements qui concernent les hommes entre eux. L'&#233;nigme, c'&#233;tait Daewoo vide, mais &#224; chercher ainsi ce qui porte trace et fait m&#233;moire, il semble que chaque manifestation de la ville participe de la fresque et la compl&#232;te, s'y ins&#232;re de fa&#231;on aussi serr&#233;e et n&#233;cessaire que dans un puzzle. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, page 223.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> L'invention du monde, Olivier Rolin</title>
		<link>https://www.sebastienrongier.net/spip.php?article15</link>
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		<dc:date>2008-11-28T22:13:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Rongier</dc:creator>


		<dc:subject>Rongier S&#233;bastien</dc:subject>
		<dc:subject>Rolin, Olivier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On est en train.
&lt;br class='autobr' /&gt; C'est en cours de...
&lt;br class='autobr' /&gt; Une plong&#233;e dans l'Aleph, et le monde (l'univers) qui frissonne, tourillonne.
&lt;br class='autobr' /&gt; En quatri&#232;me de couverture, l'adjectif qualificatif &#171; d&#233;lirant &#187; qui attrape l'oeil. En fait, on est pas s&#251;r de cela. Ce qui est s&#251;r, c'est l'envie de continuer.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Lectures&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Rongier S&#233;bastien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.sebastienrongier.net/spip.php?mot14" rel="tag"&gt;Rolin, Olivier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On est en train.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en cours de...
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une plong&#233;e dans l'Aleph, et le monde (l'univers) qui frissonne, tourillonne.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quatri&#232;me de couverture, l'adjectif qualificatif &#171; d&#233;lirant &#187; qui attrape l'oeil. En fait, on est pas s&#251;r de cela. Ce qui est s&#251;r, c'est l'envie de continuer.
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.sebastienrongier.net/local/cache-vignettes/L240xH240/Rolin_invention-f7682.jpg?1751018265' width='240' height='240' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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